11/04/1940
Algiers, Alger, France:
Marlène Jobert, née le 4 novembre 1940 à Alger en Algérie française, est une actrice française, également romancière et conteuse pour enfants. Marlène Jobert est la fille de Charles Jobert, adjudant-chef, militaire de carrière dans l'aviation, et d'Éliane Azulay, juive séfarade, originaire de Birkhadem en Algérie. Elle entreprend des études au conservatoire de Dijon tout en étant élève des Beaux-arts de Dijon. Elle étudie ensuite le drame et l'art au Conservatoire de Paris, gagnant sa vie comme modèle pour photos et figurante dans des productions cinématographiques. Après quelques engagements au théâtre — en particulier Des clowns par milliers, avec Yves Montand — et à la télévision, elle commence à connaître la notoriété grâce à ses rôles sur grand écran. En 1962, elle subit un grave accident automobile à Paris sur l'île Saint-Louis; la voiture dérape, sa tête est brutalement projetée contre le pare-brise et le choc violent la défigure. En 1965, elle précise: «j'ai cru devenir folle. C'était horrible. Je ne pouvais plus me regarder dans une glace, j'avais une cicatrice de 12 cm. Je pensais ne jamais sortir de ce cauchemar. La chirurgie esthétique m'a sauvé la vie». Elle fait ses débuts à la scène en 1963 puis à l'écran en 1966, dans un second rôle marquant du film Masculin féminin de Jean-Luc Godard, pour lequel elle intervient aux côtés de Jean-Pierre Léaud et Chantal Goya; elle va les retrouver par ailleurs dans Les Dossiers de l'Agence O en 1968. En 1967, elle joue aux côtés de Jean-Paul Belmondo et de Geneviève Bujold dans Le Voleur de Louis Malle. En 1968, le film populaire Alexandre le Bienheureux la rend célèbre; elle y donne la réplique à Philippe Noiret. Le rôle du personnage féminin intéressé de Rita dans Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages lui est attribué par le réalisateur et auteur Michel Audiard; aux côtés de Bernard Blier, Françoise Rosay, André Pousse, elle campe un personnage de jeune femme mutine, dévorée par l'ambition. La même année, Guy Casaril lui propose le rôle principal de L'Astragale, d'après le livre d'Albertine Sarrazin, lequel remporte le succès du box-office. Au début des années 1970, elle connaît trois de ses plus grands succès au cinéma comme policière dans Dernier Domicile connu de José Giovanni (avec Lino Ventura), dans le thriller de René Clément Le Passager de la pluie, avec Charles Bronson, et de Jean-Paul Rappeneau Les Mariés de l'an II, avec Jean-Paul Belmondo. À cette période, les principaux metteurs en scène faisant appel à Marlène Jobert sont notamment Philippe de Broca, Claude Chabrol, Robert Enrico et Claude Lelouch. Dans les années 1970, elle participe avec sa propre entreprise, MJ, à la coproduction de quelques-uns de ses films, comme en 1974 les comédies Juliette et Juliette avec Annie Girardot et Pas si méchant que ça avec Gérard Depardieu. Dans un registre plus dramatique, Maurice Pialat la met en scène avec Jean Yanne dans Nous ne vieillirons pas ensemble (1972) où elle est particulièrement remarquée par la critique. Son opiniâtreté permet au film, dont le tournage a été retardé par la mort de l'épouse de Jean Yanne, d'être mené à bien. Sa popularité est alors immense. Elle devient avec Annie Girardot l'actrice «la mieux payée». ... Source: Article "Marlène Jobert" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA.
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Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages (1968) as Rita, Léontine's niece |
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Alexandre le bienheureux (1968) as Agathe Bordot |
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Le Voleur (1967) as Broussaille |
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Martin Soldat (1966) as La résistante |
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Masculin féminin (1966) as Élisabeth Choquet |